
L’accessibilité des escaliers représente un défi technique majeur dans la conception architecturale contemporaine. Avec plus de 12 millions de personnes en situation de handicap en France, dont une grande partie présente des difficultés de mobilité, la conception d’escaliers adaptés aux PMR devient une priorité absolue pour les professionnels du bâtiment. Les exigences réglementaires évoluent constamment pour garantir une meilleure inclusion sociale et réduire les risques d’accidents.
La réglementation française impose des standards stricts qui dépassent largement les simples recommandations. Ces normes touchent tous les aspects de la conception : dimensions, matériaux, éclairage et dispositifs d’aide. Pour les architectes et maîtres d’œuvre, maîtriser ces exigences devient essentiel pour éviter les non-conformités coûteuses et garantir la sécurité des usagers les plus vulnérables.
Cadre réglementaire français pour l’accessibilité des escaliers PMR
Le cadre juridique français s’appuie sur plusieurs textes fondamentaux qui définissent les obligations en matière d’accessibilité. La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances constitue le socle législatif, complétée par des arrêtés d’application spécifiques qui précisent les modalités techniques. Cette architecture réglementaire vise à garantir l’autonomie des personnes en situation de handicap dans tous les établissements recevant du public.
Arrêté du 20 avril 2017 et mise en conformité ERP
L’arrêté du 20 avril 2017 constitue la référence technique principale pour les ERP. Ce texte impose des standards dimensionnels précis : largeur minimale de 1,40 mètre pour les escaliers principaux, hauteur de marche limitée à 16 cm et giron d’au moins 28 cm. Les contremarches doivent être obligatoirement fermées et présenter un contraste visuel marqué avec les marches.
Les établissements existants bénéficient d’un régime particulier avec des adaptations possibles selon la configuration des lieux. La réglementation prévoit des dérogations motivées lorsque les travaux de mise en conformité s’avèrent techniquement impossibles ou disproportionnés au regard de la fréquentation.
Norme NF P91-120 et spécifications techniques obligatoires
La norme NF P91-120 détaille les prescriptions techniques pour la conception des escaliers accessibles. Elle définit notamment les caractéristiques des revêtements antidérapants avec un coefficient de frottement minimal de 0,30 en conditions sèches. Les nez de marche doivent présenter une bande d’éveil de vigilance de 5 cm minimum avec un contraste chromatique d’au moins 70%.
Cette norme impose également des exigences sur l’homogénéité des marches : toutes les hauteurs doivent être identiques à ±5 mm près, et tous les girons uniformes à ±10 mm près. Ces tolérances strictes visent à éviter les risques de trébuchement particulièrement dangereux pour les personnes âgées ou malvoyantes.
Code de la construction et de l’habitation : articles R111-18 à R111-18-10
Les articles R111-18 à R111-18-10 du CCH fixent le cadre général d’accessibilité des bâtiments d’habitation collectifs neufs. Pour les escaliers communs, ils imposent une largeur minimale de 1,20 mètre
et une obligation de continuité des marches sans ressaut ni rupture brutale. Ces articles renvoient également aux arrêtés d’application qui précisent les caractéristiques des escaliers intérieurs et extérieurs, notamment en termes de sécurité d’usage pour les personnes à mobilité réduite. Dans la pratique, cela signifie que tout projet de construction neuve doit intégrer dès la phase de conception un escalier compatible avec un futur usage PMR, même si un ascenseur est également prévu.
Le CCH rappelle enfin un principe essentiel : l’accessibilité ne se limite pas aux seuls résidents en situation de handicap mais concerne aussi les visiteurs. Un escalier commun trop étroit, glissant ou mal éclairé peut rapidement devenir un obstacle pour une personne âgée, un parent avec poussette ou une personne temporairement blessée. Respecter ces articles, c’est donc anticiper l’évolution des usages sur tout le cycle de vie du bâtiment.
Dérogations et commissions consultatives départementales
Lorsque la mise en conformité totale d’un escalier PMR s’avère techniquement impossible ou disproportionnée, il reste possible de solliciter une dérogation. Celle-ci n’est jamais automatique : elle doit être dûment motivée (contraintes structurelles majeures, patrimoine classé, impossibilité de créer le gabarit nécessaire, etc.) et accompagnée de mesures compensatoires crédibles. C’est la Commission Consultative Départementale de Sécurité et d’Accessibilité (CCDSA) qui rend un avis sur ces demandes.
Concrètement, le maître d’ouvrage doit déposer un dossier technique détaillé auprès de la préfecture : plans, coupes, photos, calculs de structure et argumentaire démontrant que toutes les solutions raisonnables ont été étudiées. La commission peut alors accepter une pente plus forte, une largeur légèrement réduite ou l’absence de certains dispositifs, à condition que la sécurité des personnes à mobilité réduite soit assurée par ailleurs (ascenseur, élévateur PMR, accompagnement humain). Vous l’aurez compris : la dérogation est l’exception, pas la règle.
Dimensionnement technique des escaliers accessibles PMR
Au‑delà des textes, la conception d’un escalier PMR repose sur un dimensionnement précis. Largeur, hauteur de marche, giron, paliers et nez de marche doivent fonctionner ensemble comme un « système » cohérent qui facilite l’effort de montée, limite la fatigue et réduit le risque de chute. Un escalier peut être conforme juridiquement tout en restant inconfortable au quotidien ; l’objectif ici est de conjuguer strict respect réglementaire et qualité d’usage.
Largeur minimale de 1,40 m et calcul des emprises
Pour les escaliers principaux des ERP, la largeur réglementaire de référence est de 1,40 m libre de toute saillie. Cette largeur permet le croisement de deux personnes, dont l’une à mobilité réduite, et l’utilisation simultanée des mains courantes sans gêne. Dans certains bâtiments d’habitation, une largeur minimale de 1,20 m peut être admise, mais il est fortement recommandé de viser 1,30 à 1,40 m dès la conception pour anticiper l’évolution des normes et des usages.
Lors du calcul de l’emprise au sol, il ne faut pas oublier d’intégrer l’épaisseur des garde‑corps et la saillie éventuelle des mains courantes. Un escalier annoncé à 1,40 m sur plan peut rapidement se retrouver à 1,28 m utile si ces éléments n’ont pas été correctement anticipés. Vous concevez un escalier dans un espace contraint ? Dans ce cas, simuler plusieurs variantes (volées droites, quart tournant, deux-quarts tournants) permet souvent de gagner quelques centimètres précieux sans sacrifier la conformité PMR.
Hauteur de marche maximale 16 cm et giron minimal 28 cm
La règle de base pour un escalier accessible aux personnes à mobilité réduite est simple : hauteur de marche maximale 16 cm, giron minimal 28 cm. Plus la marche est basse et profonde, plus l’escalier est confortable pour les personnes âgées, les personnes avec canne ou celles ayant des difficultés respiratoires. À l’inverse, des marches hautes et peu profondes augmentent fortement la dépense d’énergie et le risque de déséquilibre.
Dans la mesure du possible, viser des hauteurs de 15–16 cm et des girons de 30–32 cm constitue un très bon compromis entre confort et emprise au sol. L’uniformité est également capitale : un seul changement de hauteur, même de quelques millimètres, suffit à perturber la perception rythmique de l’escalier. Pour les PMR comme pour tous les usagers, un escalier « lisible » et régulier est la meilleure garantie de sécurité.
Paliers de repos : dimensions et fréquence réglementaire
Les paliers de repos sont souvent négligés, alors qu’ils jouent un rôle clé pour les personnes à mobilité réduite. Dans un ERP, un palier horizontal d’au moins 1,20 m par 1,40 m (hors emprise de porte) doit être prévu en haut et en bas de chaque volée, ainsi qu’à chaque changement de direction. Dès que la hauteur à franchir devient importante, il est recommandé de créer des paliers intermédiaires tous les 10 à 12 marches environ.
Ces paliers permettent à une personne souffrant de fatigue, de problèmes respiratoires ou cardiaques de reprendre son souffle en sécurité, tout en offrant une zone de retournement pour un accompagnateur. Sur le plan pratique, veillez à ce que le palier ne soit jamais encombré (plantes, mobilier, extincteurs) et conserve une surface nette de tout obstacle. Un palier réduit à un couloir de 80 cm entre deux éléments de mobilier ne remplit plus du tout sa fonction pour les PMR.
Contremarches et nez de marche : spécifications anti‑dérapantes
Pour être accessible, un escalier doit toujours comporter des contremarches pleines : les marches à claire‑voie sont à proscrire, car elles créent une sensation de vide et une confusion visuelle particulièrement gênante pour les personnes malvoyantes et les enfants. La première et la dernière contremarche doivent être visuellement contrastées sur une hauteur minimale de 10 cm afin de matérialiser clairement le début et la fin de l’escalier.
Les nez de marche, quant à eux, doivent être antidérapants et contrastés sur au moins 3 à 5 cm de largeur. On privilégiera des profils en aluminium ou PVC avec inserts striés, résistants à l’usure et faciles à remplacer. Dans les escaliers extérieurs, choisir des matériaux offrant une bonne accroche même par temps de pluie ou de gel est primordial : un nez de marche glissant annule en pratique toute la démarche d’accessibilité PMR. Là encore, penser « usage réel » plutôt que simple conformité sur plan fait toute la différence.
Pente maximale autorisée et formule de blondel adaptée
La pente d’un escalier se traduit classiquement par la formule de Blondel : 2h + g, où h est la hauteur de marche et g le giron. Pour un escalier confortable, cette somme doit se situer entre 60 et 64 cm. Dans le cas d’un escalier PMR, on cherchera plutôt à se rapprocher de la borne basse (60–62 cm) afin de limiter l’effort à chaque pas. Par exemple, un escalier à marches de 16 cm de haut avec un giron de 30 cm donne : 2 x 16 + 30 = 62 cm, ce qui correspond à un très bon compromis pour les personnes à mobilité réduite.
En termes de pente, cela se traduit par un escalier compris idéalement entre 25 et 30 %. Au‑delà, l’effort devient rapidement trop important pour une partie du public, notamment les seniors. Dans les projets de réhabilitation où l’espace est contraint, il peut être tentant de « raidir » l’escalier pour le faire rentrer à tout prix ; mieux vaut alors envisager une solution mixte (rampes, élévateur, changement de tracé) plutôt que de rendre l’escalier quasi inutilisable par les PMR.
Systèmes de main‑courante et dispositifs d’aide à la préhension
La main‑courante est l’alliée numéro un des personnes à mobilité réduite dans un escalier. Elle offre un soutien continu, permet de contrôler l’équilibre et de doser l’effort. À l’image d’une « ligne de vie » que l’on suit du bout de la main, elle rassure et compense les limites d’équilibre, de vue ou de force musculaire. Encore faut‑il qu’elle soit positionnée à la bonne hauteur, bien préhensible et solidement fixée.
Hauteur réglementaire 80‑100 cm et prolongement obligatoire
En France, la hauteur réglementaire des mains courantes se situe entre 80 et 100 cm mesurée à la verticale du nez de marche. Cette plage permet d’accommoder la majorité des gabarits, des enfants aux personnes de grande taille. Dans un contexte PMR, viser plutôt 90 à 95 cm apporte souvent un meilleur confort pour les adultes tout en restant accessible aux adolescents et aux personnes de petite taille.
Autre exigence importante : la main‑courante doit se prolonger d’au moins une marche (soit environ 30 cm) au‑delà de la première et de la dernière marche. Ce prolongement donne un repère anticipé du début de l’escalier et permet de terminer sa montée ou sa descente en conservant un appui sécurisé. Vous avez déjà cherché à vous rattraper sur une main‑courante qui s’arrête « trop tôt » ? Pour une personne à mobilité réduite, cette situation peut être franchement dangereuse.
Diamètre optimal 40‑45 mm et matériaux recommandés
Pour permettre une bonne préhension, le diamètre de la main‑courante doit généralement se situer entre 40 et 45 mm. En‑dessous, la prise devient inconfortable et fatigante ; au‑dessus, les petites mains peinent à la saisir correctement. La section doit être continue, sans arêtes vives, ni changements brusques de forme. Une main‑courante circulaire ou légèrement ovale avec bords arrondis offre en général le meilleur compromis.
Côté matériaux, bois dur, acier inoxydable, aluminium thermolaqué ou PVC rigide sont les plus fréquents. L’essentiel est de garantir une surface lisse mais non glissante, agréable au toucher et facile à entretenir. Dans les escaliers extérieurs, privilégier des matériaux résistants à la corrosion et aux UV évite une dégradation rapide qui pourrait rendre la main‑courante coupante ou instable, ce qui serait totalement incompatible avec une utilisation PMR sécurisée.
Fixations murales renforcées et résistance mécanique
Une main‑courante qui se décolle du mur ou qui fléchit sous le poids d’un usager est un signal d’alarme immédiat… et un risque majeur pour les personnes fragiles. Les fixations doivent donc être dimensionnées pour résister à des efforts importants, notamment au moment où une personne trébuche et se retient de tout son poids. Les textes et normes applicables imposent généralement une résistance de l’ordre de plusieurs centaines de newtons par mètre linéaire.
Sur le terrain, cela se traduit par des platines de fixation robustes, des chevilles adaptées à la nature du support (béton, maçonnerie, ossature bois), et un espacement raisonnable entre consoles – idéalement tous les 0,80 à 1,00 m. Un contrôle régulier dans le cadre de la maintenance du bâtiment est indispensable : mieux vaut resserrer quelques vis ou remplacer une console fatiguée que de laisser s’installer un risque invisible pour les PMR.
Double main‑courante pour escaliers larges et signalétique tactile
Dès que la largeur de l’escalier dépasse environ 2,40 m, la mise en place d’une double main‑courante devient fortement recommandée, voire obligatoire dans certains cas : une de chaque côté, et parfois une ou plusieurs mains courantes intermédiaires. Cela permet à chaque usager, y compris en cas de forte fréquentation, de toujours disposer d’un appui à moins de 60 à 70 cm de sa trajectoire.
Pour les personnes malvoyantes, la main‑courante peut également servir de support de signalétique tactile : repères en braille ou en relief indiquant l’étage, la direction, ou la proximité d’une issue. Ce marquage discret mais extrêmement utile fonctionne un peu comme des « panneaux routiers » sous les doigts, qui informent sans nécessiter de vision. Intégrer ces éléments dès la conception de l’escalier permet d’optimiser leur lisibilité sans nuire à l’esthétique globale.
Éclairage et signalétique visuelle pour malvoyants
Un escalier parfaitement dimensionné mais mal éclairé reste dangereux, en particulier pour les personnes malvoyantes. La réglementation recommande un niveau d’éclairement minimal de l’ordre de 100 lux sur les marches, avec une uniformité correcte pour éviter des zones d’ombre ou des éblouissements. L’objectif n’est pas de transformer l’escalier en projecteur de stade, mais d’offrir une lecture claire des nez de marche, contremarches et mains courantes.
Les sources lumineuses doivent être positionnées de manière à ne pas créer de reflets gênants sur les marches, surtout si le revêtement est légèrement brillant. Les éclairages encastrés dans les contre‑marches ou en sous‑main‑courante peuvent constituer une solution efficace, à condition de rester doux et non éblouissants. Dans les escaliers extérieurs, un balisage lumineux à faible hauteur, combiné à un éclairage de volume, améliore fortement la lisibilité pour les personnes à mobilité réduite.
Côté signalétique visuelle, plusieurs éléments sont à soigner : les contrastes de couleur entre marches et contremarches, le marquage des accès (pictogrammes, indication d’étage), et le repérage clair des issues. Les contrastes doivent être suffisamment marqués (différence de luminance notable) pour être perçus même en vision réduite. Vous pouvez par exemple associer un revêtement de marche gris moyen à une contremarche blanche et un nez de marche noir : la hiérarchie visuelle devient immédiatement lisible, même avec une acuité limitée.
Solutions alternatives et équipements compensatoires
Dans certains contextes, même un escalier parfaitement conforme reste difficile, voire impossible à utiliser pour une partie du public : personnes en fauteuil roulant, personnes très fatiguées, porteurs de lourdes charges, etc. C’est là qu’interviennent les solutions alternatives d’accessibilité, qui complètent l’escalier plutôt que de le remplacer. L’idée est de proposer plusieurs « itinéraires de mobilité » pour que chacun trouve une solution adaptée à ses capacités.
Les principales options sont les rampes d’accès, les élévateurs PMR, les plateformes monte‑escaliers ou les ascenseurs desservant les mêmes niveaux que l’escalier. Une rampe fixe sera privilégiée lorsque le dénivelé reste modéré (pente maximale 5 % en usage courant, avec paliers de repos réguliers). Au‑delà, l’encombrement au sol devient rapidement trop important, et l’on s’oriente plutôt vers des élévateurs verticaux ou obliques.
Dans les bâtiments existants contraints, les plates-formes élévatrices constituent souvent un bon compromis : elles s’implantent le long de l’escalier, se replient lorsqu’elles ne sont pas utilisées et permettent à un fauteuil roulant d’accéder aux étages. Leur installation doit toutefois être pensée en lien avec la largeur utile de l’escalier, l’alimentation électrique, la sécurité incendie et la circulation des autres usagers. Enfin, n’oublions pas que l’accompagnement humain peut faire partie des mesures compensatoires, notamment dans les petits ERP : un personnel formé peut aider une personne à faible mobilité à franchir un escalier sécurisé, à condition que cette assistance soit organisée et pérenne.
Contrôles de conformité et certification accessibilité
Concevoir un escalier PMR conforme ne suffit pas : encore faut‑il le vérifier et le maintenir dans le temps. Dans les ERP neufs ou renouvelés, un contrôle de conformité est réalisé à la fin des travaux, souvent par un bureau de contrôle indépendant. Celui‑ci s’assure que les dimensions, matériaux, mains courantes, nez de marche, contremarches et éclairages respectent bien les arrêtés en vigueur et les normes de référence. Toute non‑conformité majeure doit être corrigée avant l’ouverture au public.
Par la suite, des contrôles périodiques peuvent être mis en place dans le cadre de la politique de maintenance du bâtiment : vérification des fixations de mains courantes, état des nez de marche antidérapants, bon fonctionnement de l’éclairage de sécurité, lisibilité des contrastes visuels. Un escalier qui s’use perd progressivement ses qualités d’accessibilité : peinture effacée, bandes adhésives décollées, éclairage défaillant… En gardant un œil régulier sur ces points, vous évitez de revenir en deçà du niveau minimal d’accessibilité exigé par la réglementation.
Enfin, certaines collectivités ou organismes privés choisissent d’aller plus loin en visant une labellisation accessibilité de leurs bâtiments. Cette démarche volontaire consiste à faire auditer l’ensemble du site – escaliers compris – selon un référentiel exigeant couvrant tous les types de handicap. Pour un gestionnaire, c’est une façon de valoriser son engagement en faveur de l’inclusion et de se différencier, tout en réduisant son risque juridique. À l’échelle d’un projet, intégrer sérieusement les escaliers PMR, c’est donc répondre à la fois à une obligation réglementaire, à un impératif de sécurité… et à une véritable attente sociétale.